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S’il est difficile d'imaginer une pénurie de sable, sa consommation a pourtant triplé en 60 ans et dans de nombreux pays. Chaque année, ce sont 50 milliards de tonnes de sable qui sont utilisées à travers le monde pour une valeur évaluée à 70 milliards de dollars. Son extraction commence à avoir un impact catastrophique. En effet, cette matière première n’est ni inépuisable, ni renouvelable ; c’est pourquoi son exploitation est devenue aujourd’hui un enjeu environnemental et économique planétaire. Alors quelles sont les alternatives possibles au sable ? Comment faire pour que les entreprises du BTP ne se retrouvent pas démunies face à une pénurie ?

Le sable est partout. Cette ressource naturelle, la plus exploitée après l’eau, entre dans la composition d’un nombre impressionnant de matériaux indispensable à notre quotidien. C’est notamment un des principaux composants du verre, des outils informatiques (ordinateurs, tablettes, smartphones), des plastiques, des panneaux solaires… Dans le secteur de la construction, le sable est également omniprésent. Il rentre dans la composition du béton et du mortier, mais est également utilisé dans le cadre de nombreuses activités comme le sablage ou le drainage de terrains de sport par exemple.

 

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Une surexploitation du sable qui pourrait tourner au désastre

En deux décennies, la consommation mondiale de sable a été multipliée par trois pour atteindre 50 milliards de tonnes par an, soit environ 17 kilogrammes par personne et par jour, indique le rapport du Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE).

Aujourd’hui, il est consommé plus vite qu’il n’est remplacé, les processus géologiques prennent, en effet, des centaines de milliers d’années. La demande explose, l’offre, elle, diminue. La communauté scientifique considère que l’on est arrivé à un point où le taux d’extraction dépasse le taux de renouvellement.

 

Comment en est-on arrivé là ?

Avec une population mondiale qui a triplé en 60 ans et une urbanisation galopante, la demande en logement et en infrastructures s’est accrue sensiblement accompagnée d’une surexploitation du sable.

Les 2/3 des constructions sont actuellement en béton, alors que les 2/3 de la masse totale du béton sont constitués de sable.

Le phénomène n’est pas près de s’arrêter en raison de l'augmentation de plus de 1,9 milliard d'habitants à l’échelle mondiale d'ici 2050.

Les innombrables projets immobiliers et la poldérisation ont fait que la demande s’est envolée. Il faut savoir que 30 000 tonnes de sable sont nécessaires pour faire un kilomètre de route, et 200 tonnes pour une maison individuelle.

Certains pays sont particulièrement friands de sable :

Dubaï, qui a connu une des plus fortes expansions ces dernières décennies, importe 5 milliards de dollars de sable par an d'Australie pour continuer à développer ses projets immobiliers.45 700 tonnes de sable ont ainsi été importées pour la construction du Burj Khalifa.

La Chine utilise 60% du sable extrait chaque année pour ses constructions. Ainsi, de 2016 à 2020, elle en a consommé autant que les États-Unis en un siècle. 

Singapour a pu augmenter sa superficie de 20% en 40 ans, notamment en gagnant du terrain sur la mer, grâce à l’importation de près de 517 millions de tonnes de sable.

 

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Des conséquences dramatiques pour l’environnement

Avec des projets de plus en plus importants, les carrières de sable s’épuisent et il est aujourd'hui difficile d'en extraire du sol dans de nombreux pays. La solution est donc d'aller le chercher sur les plages, dans les océans, les mers, les fleuves ou les rivières ; le sable des déserts, de par ses spécificités, étant inutilisable. Dans de nombreux pays en voie de développement, des mafias se sont donc créées, profitant de l'essor de l'immobilier pour vendre aux promoteurs cette ressource qu'elles font piller par des travailleurs sous-payés. En Inde, il est estimé que 2 milliards de tonnes de sable sont ainsi exploitées illégalement.

L'extraction anarchique du sable commence à faire des dégâts. Dans les pays du Sud, les prélèvements opérés souvent sans contrôle dans le lit des fleuves et dans les fonds littoraux s'accompagnent de l'érosion des côtes et des berges des cours d'eau. Ils entraînent le rétrécissement des deltas, provoquent la salinisation des nappes souterraines aquifères et menacent les pêcheries d'eau douce, énumère le rapport de l'ONU.

Dans son rapport d'août 2021, le GIEC table sur une hausse du niveau de la mer comprise entre 0,37 mètre et 1,88 mètre d'ici 2100. D'ores et déjà, 70% des plages du monde s'érodent. Elles amortissent de moins en moins les chocs des tempêtes.

Les prélèvements de sables marins contribuent au réchauffement climatique en relâchant les gaz à effet de serre piégés dans les sédiments, souligne également le rapport. « Préserver le sable sur les côtes peut donc être la meilleure stratégie d'adaptation, en raison de son faible coût et de son efficacité », considèrent ses auteurs.

 

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Quelles alternatives à l'avenir ?

En 2019, l’ONU sortait un rapport sable et développement durable réalisé pour le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) qui faisait le point sur la situation, mettant en lumière les nombreuses problématiques liées à la surexploitation du sable. En avril dernier, un nouveau rapport proposait "dix recommandations stratégiques" pour éviter une crise du sable.

"Nous nous trouvons aujourd'hui dans une situation où les besoins et les attentes de nos sociétés ne peuvent être satisfaits sans une meilleure gouvernance des ressources en sable", a déclaré Sheila Aggarwal-Khan, directrice de la division Économie du PNUE, dans l'avant-propos du rapport. 

Alors quelles sont les alternatives à l’utilisation du sable ?

>> Utiliser des matériaux alternatifs : le plastique recyclé, la terre, le bambou, le bois, la paille...

>> Inciter au recyclage systématique des déchets de construction,

>> Encadrer plus strictement les zones où l'extraction est permise,

>> Réutiliser le sable provenant de matériaux recyclés comme le béton et les résidus miniers au lieu d'utiliser le sable naturel,

>> Utiliser une solution de suivi de chantier pour mieux maîtriser sa consommation de sable, notamment en limitant sa consommation de béton. Des solutions comme Finalcad One permettent en effet de résoudre rapidement les défauts et d'éviter au maximum les reprises des travaux, principales responsables de la surconsommation en matières premières sur les chantiers de construction.

 


 

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